Mastercard dans le collimateur de la commission européenne

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La commission européenne soupçonne l’opérateur de cartes bancaires Mastercard d’abus de position dominante, d’entente sur les prix et l’accuse de « gonfler artificiellement » les coûts de paiement par carte bancaire en Europe. Ces infractions sont contraires aux règles de libre concurrence imposées par Bruxelles et pourraient être lourdement sanctionnées.

Ce jeudi 9 juillet, Margrethe Vestager, la commissaire chargée de la Concurrence fait part dans un communiqué officiel, de ses soupçons à l’égard de Mastercard. Bruxelles accuse l’opérateur de cartes bancaires d’avoir enfreint les règles de la concurrence et indique que ses fautes ont porté préjudice aux consommateurs et aux commerçants de l’UE.

Selon la Commission européenne, Mastercard abuserait de sa position dominante sur le marché européen et gonflerait ses tarifs lorsque les paiements sont effectués par carte bancaire.

Les pratiques de Mastercard pénalisent les acheteurs et les commerçants de l’EU

Dans son communiqué, Margrethe Vestager explique : « De nombreux consommateurs utilisent chaque jour leurs cartes de paiement pour acheter des aliments ou des vêtements, ou pour faire des achats en ligne.

« Nous soupçonnons actuellement MasterCard de gonfler artificiellement les coûts des paiements par carte, au préjudice des consommateurs et des commerçants de l’UE. Nous sommes préoccupés à la fois par les règles appliquées par MasterCard aux opérations transfrontières au sein de l’UE et par les commissions réclamées aux commerçants pour recevoir les paiements effectués au moyen de cartes émises en dehors de l’Europe. MasterCard a désormais la possibilité de s’expliquer sur les faits qui lui sont reprochés ».

Interpellé par Bruxelles, Mastercard est invité à répondre aux accusations et aux faits qui lui sont reprochés. Une enquête est en cours depuis avril 2013 et devra déterminer la culpabilité ou non de l’opérateur de cartes bancaires. Une amende, pouvant aller jusqu’à 10% du chiffre d’affaires de Mastercard, pourrait être retenue à son encontre.

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