Assurance-vie, la Banque de France prévient les épargnants

0

Par l’intermédiaire de son gouverneur, François Villeroy de Galhau, la banque de France rappelle aux assureurs les risques du secteur de l’assurance-vie. En effet, les circonstances actuelles ne sont pas favorables au développement de ce secteur. Lundi dernier, il s’est adressé aux banques et aux compagnies d’assurances en leur conseillant de ne pas servir des rendements trop élevés pour les fonds en euros.

Un réel danger pour les assureurs

La baisse des taux d’intérêt ne profite pas à l’Assurance-vie. En effet, cette situation a des effets négatifs sur la rentabilité des banques et des assureurs. Et si le cas se poursuit, ces derniers se trouveraient menacés davantage.

Le vice-président de l’ACPR, Bernard Delas s’est également exprimé en affirmant que «Les taux bas agissent comme un poison dont les effets sont inéluctables même s’ils n’apparaissent que lentement».

En effet, même si une baisse régulière du rendement des fonds en euros est constatée, cela ne recouvrerait pas les risques que courent les assureurs. Pire encore, si l’OAT restait à 0,5% pendant 10 ans, ces derniers seraient condamnés à toucher une partie de l’épargne versée mensuellement par les assurés.

Quelles solutions à adopter par les compagnies d’assurances ?

Cependant, François Villeroy de Galhau fait appel à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution afin d’accompagner les modèles les plus exposés. Pour faire face à cette menace vis-à-vis du secteur de l’assurance-vie, les autorités de contrôle incitent les banques et les compagnies d’assurances à réserver une partie de la rémunération des fonds en euros. Cela pourrait leur sauver dans les moments pénibles. Les assureurs devront être prudents sur les taux offerts aux épargnants et évités les gros versements sur les fonds en euros.

Le gouverneur de la Banque de France a annoncé l’importance de rechercher de nouveaux produits d’épargne sur le long terme.

Partager >>

A propos de l'auteur