Transport, Alstom : dix parlementaires se disent inquiets pour les emplois

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Suite à une réunion organisée à l’Elysée avec les conseillers du président François Hollande, dix parlementaires ont expliqué leurs soucis sur le maintien de l’emploi sur les sites d’Alstom. Cette réunion a eu lieu le mercredi 6 avril 2016 dernier. La sénatrice LR du Bas-Rhin Fabienne Keller avait indiqué qu’Alstom est dans une situation complexe depuis que le secrétaire d’Etat aux Transports Alain Vidalies a annoncé que le renouvellement des trains+Corail+vieillissants se ferait via un appel d’offres et non via l’extension des contrats-cadres conclus avec Alstom, afin de se prémunir contre un éventuel risque de recours juridique.

La rénovation du parc des Intercités via un appel d’offres : les risques pour le groupe Alstom

Durant la réunion qui s’est déroulé ce mercredi dernier, les conseillers de l’Elysée ont mis l’accent sur le renouvellement du parc des Intercités par le biais d’un appel d’offres.

Les sénateurs Michel Raison et Cédric Perrin ont, de leur côté, souligné qu’une telle décision suscite les plus vives inquiétudes parmi les élus, la direction et les salariés d’Alstom et plus particulièrement les sites de Belfort et d’Ornans. Selon toujours les explications de ces deux sénateurs, cette décision signe l’arrêt de la production sur les sites en 2017 et met en péril des milliers d’emplois. De plus, la commande des 30 rames pour un investissement de 400 millions d’euros n’a pas été notifiée auprès du groupe, selon toujours les dires de ces sénateurs.

Le pouvoir de François Hollande sur le destin d’Alstom

Les parlementaires estimes que le président Hollande a tout le droit de faire d’Alstom un symbole du renouveau industriel ou de son déclin. Ils ont également rappelé qu’Alstom Transport fournit 10 000 emplois qui sont dix fois plus que les fameux bus Macron. Les parlementaires se demandent si c’est une France sans usines et sans ouvriers qu’on veut avoir.

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