Le ministre des Finances panaméennes attendu à Paris lundi

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Suite à l’affaire des Panama Papers, les autorités panaméennes ont demandé l’organisation d’une rencontre avec le ministre des Finances françaises Michel Sapin. Cette perspective a été prise après l’engagement du Panama à discuter sur les échanges d’informations entre administrations fiscales et les accords de coopération internationale.

Le ministre des Finances panaméennes Dulcidio de la Guardia est donc attendu à Bercy ce lundi 25 avril. Une rencontre qui serait l’occasion de mettre en action ce qui n’a été jusqu’à présent que des mots, s’exprime le ministre français.

Fiscalité : l’affaire Panama Papers

C’est sans aucun doute la plus spectaculaire évasion fiscale de l’histoire. Il s’agit d’une fuite de plus de 11,5 millions de documents confidentiels provenant du cabinet d’avocats panaméen Mossack Fonseca. Panama Papers implique de hauts responsables politiques ou des proches, des sportifs de haut niveau ainsi que d’autres personnalités mondialement connues. Si les premiers articles n’apparaissent que le 3 avril dernier, les données ont déjà été initialement envoyées au quotidien allemand Süddeutsche Zeitung en 2015. Cependant, les autorités panaméennes se sont engagée à la transparence et de continuer à lutter en coopérant avec tous les pays.

France – Panama : des mesures de rétorsion fiscale

Cinq jours après les révélations du scandale mondial de Panama Papers, la France a décidé de mettre la pression sur le Panama en le réinscrivant dans sa liste des territoires non coopératifs. Il est à noter que la France avait retiré le Panama de sa liste en janvier 2012. En effet, les autorités françaises attendent les renseignements nécessaires à l’application de la législation venant du Panama. Même si cette décision prise par les autorités françaises ne sera appliquée qu’en janvier 2017, le président panaméen Juan Carlos Varela n’a pas attendu longtemps pour franchir une étape afin de sortir son Etat de la liste noire de la France en matière fiscale.

En tout cas, si le président Juan Carlos Varela a encore exclu l’adoption de mesures de rétorsion, d’éventuelles ripostes contre le gouvernement français seraient envisageables si Panama n’était pas de nouveau inclus sur la liste des paradis fiscaux.

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