Assurance emprunteur : ce que l’ouverture à la concurrence va changer

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Depuis ce 26 juillet, tout emprunteur dispose d’un an pour changer l’assurance de son crédit immobilier. Comment s’y prendre ? Quels pièges éviter ? Nos conseils pour payer jusqu’à deux fois moins cher, à garanties équivalentes.

Est-ce que cette fois, ça va marcher ? Les emprunteurs pourront-ils enfin faire jouer la concurrence pour leur assurance décès, invalidité et incapacité de travail ? En tout cas, la loi Hamon devrait les y aider.

Depuis le 26 juillet, tout emprunteur dispose d’un délai d’un an à partir duquel il peut, une fois son achat finalisé et son crédit signé, trouver une autre assurance que celle qu’il a souscrite au moment du prêt. En clair, il aura la faculté de résilier son contrat pour en souscrire un autre, à condition qu’il présente des garanties équivalentes.

Plus de 10 000 € d’économie sur un prêt de 20 ans

Pour la première fois, 60 Millions de consommateurs a mis les banques en concurrence avec des contrats alternatifs sur l’assurance décès/invalidité/incapacité de travail.

Sur les trois profils étudiés, on constate qu’il est possible de réaliser un peu plus de 8 000 € d’économie par rapport à la meilleure banque pour le crédit du couple trentenaire de 25 ans, et que plus de 10 000 € peuvent être gagnés sur le prêt de 20 ans à l’âge de 40 ans !

Mais les différences peuvent varier fortement selon les profils, et à partir d’un certain âge, l’intérêt d’opter pour une délégation d’assurance semble plus limité.

Quel niveau d’indemnisation ?

En outre, pour que le changement d’assureur soit profitable, mieux vaut suivre les conseils suivants.

D’abord, il faut déterminer à quel niveau vous serez indemnisé. La banque exige un minimum de 100 % répartis sur les coemprunteurs : 40/60, 50/50, etc. Mais l’idéal – et ce que 60 Millions de consommateurs recommande – est d’assurer chaque tête à 100 %.

Avec l’arrivée de la concurrence, il est désormais possible de couvrir chacun intégralement pour moins cher.

Quels sont les points à étudier dans un contrat ?

Ensuite, vous devrez prendre en considération quatre aspects importants qui reviennent dans la plupart des contrats.

  • La date d’effet

Excepté pour le décès où la couverture est immédiate, les garanties n’entrent pas en vigueur à la signature du contrat, mais après un délai de carence qui varie de 1 à 12 mois.

  • Le délai de franchise

En cas de survenance de l’incapacité de travail, les garanties ne se déclenchent qu’après un délai de franchise pouvant s’échelonner de 30 à 180 jours.

  • La durée de la prise en charge

La garantie incapacité totale de travail a une durée de prise en charge limitée, en général à 3 ans.

  • Le versement

Attention au mode de versement de l’échéance pris en charge par l’assureur en cas d’incapacité totale de travail. Il existe un mode forfaitaire, dans lequel l’échéance est prise en charge totalement, et le mode indemnitaire, où seule la partie de l’échéance correspondant à la perte de revenu est versée.

Emprunteurs, vous qui voulez enfin bénéficier de la concurrence pour votre assurance, n’hésitez pas à nous relater toute difficulté rencontrée avec votre banque pour obtenir une délégation d’assurance ou une substitution de votre contrat selon le dispositif Hamon.

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