EpargneSCPI et livrets : 7 Français sur 10 insatisfaits du rendement de...

SCPI et livrets : 7 Français sur 10 insatisfaits du rendement de leur épargne en 2026

Date:

Sept Français sur dix estiment que leur épargne ne rapporte pas assez, selon une étude Meilleurtaux publiée fin avril 2026.

Alors que l’inflation pèse sur le pouvoir d’achat et que les taux réglementés des livrets A (2,4 %) et LDDS (2,4 %) résistent mieux qu’en 2022-2023, une majorité d’épargnants reste déçue par la performance réelle de leurs placements. Les SCPI, longtemps présentées comme le refuge des rendements solides (4 à 5 % en moyenne sur 2025), n’échappent pas à ce sentiment : collecte en repli, valorisation en baisse sur certains segments (bureaux parisiens notamment), et décalage croissant entre rendement facial et rendement net réel après fiscalité.

Ce que révèle l’étude Meilleurtaux

📊 Les chiffres de l’insatisfaction

    • 69 % des Français se disent préoccupés par le rendement de leur épargne
    • Livret A : taux à 2,4 % au 1er février 2026 (stable depuis août 2025)
    • SCPI : taux de distribution moyen autour de 4,3 % en 2025 (en repli de 0,2 point sur un an)
    • Assurance-vie fonds euros : rendement moyen observé de 2,1 % en 2025 (données provisoires)

Source : Meilleurtaux Placement

Ce malaise s’explique par un phénomène simple : le rendement nominal ne suffit plus quand l’inflation réelle s’établit autour de 2 % (estimation INSEE pour 2026). Un livret A à 2,4 % ne dégage qu’un gain réel de 0,4 % avant prélèvements sociaux sur d’autres supports. Les SCPI, elles, subissent la double pression de la fiscalité (barème progressif de l’IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) et de la dégradation des valorisations sur certains actifs (bureaux en reconversion, commerces fragilisés par l’e-commerce). Résultat : un rendement facial de 4,3 % peut se traduire par un rendement net réel proche de 1,5 % pour un contribuable à 30 % de TMI, soit à peine mieux qu’un livret.

Ce que vous devez vérifier maintenant

Première action : calculer le rendement net réel de chaque ligne de votre allocation. Pour une SCPI, prenez le taux de distribution 2025, retranchez votre TMI et les 17,2 % de prélèvements sociaux, puis l’inflation. Si le résultat est inférieur à 1 %, la ligne ne protège pas votre pouvoir d’achat. Deuxième réflexe : diversifier hors immobilier indirect. Les unités de compte performantes en assurance-vie (fonds actions européennes, ETF monde) ont délivré entre 8 et 12 % en 2025 selon les supports, bien au-delà des SCPI. Troisième levier : arbitrer entre SCPI de rendement (bureaux, commerces) et SCPI de valorisation (logistique, santé, résidentiel), moins exposées à la vacance structurelle. Enfin, pour les contribuables fortement imposés, le PER peut transformer un rendement brut de 4 % en rendement net fiscal de 6 à 7 % grâce à la déduction immédiate. Ce n’est pas une question de rendement absolu, c’est une question de rendement après impôt et inflation.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

Arnaud
Arnaud
En charge de la rubrique Finance depuis 2019 au sein de la rédaction de Patrimoine Magazine, Arnaud suit notamment les thématiques liées au capital investissement.

Meilleurtaux Essentiel Vie : fonds euros à 5 % en 2026 avec 0,77 % de frais de gestion

Meilleurtaux Placement propose sur son contrat Essentiel Vie un objectif de rendement de 5 % net en 2026, porté par un bonus temporaire de...

Garde d’animaux et crédit d’impôt : la seule condition qui permet de déduire 50 % des frais

Faire garder son animal à domicile peut ouvrir droit à un crédit d'impôt de 50 % des frais engagés, dans la limite de 12...

Investissement locatif : Lannion lance une formation pour endiguer la fuite des bailleurs

À Lannion, un cycle de formation à l'investissement locatif s'apprête à démarrer pour des propriétaires confrontés à un cadre fiscal et réglementaire de plus...

SOFICA 2026 : jusqu’à 8 640 EUR de réduction d’impôt, mais 5 ans de blocage et un risque en capital réel

Les SOFICA (Sociétés de financement de l'industrie cinématographique et de l'audiovisuel) reviennent chaque année dans les rayons défiscalisation avec une promesse spectaculaire : jusqu'à...

Sting renonce à léguer sa fortune à ses enfants : ce que dit vraiment le droit français sur la réserve héréditaire

Le chanteur britannique Sting a déclaré publiquement qu'il ne laisserait aucun héritage à ses six enfants, préférant orienter sa fortune vers des causes philanthropiques....

Frais sur les fonds : votre épargne coûte 40 % moins cher qu’en 2010

Les frais de gestion des fonds d'investissement français ont chuté de 40 % en quinze ans. Une évolution qui change radicalement l'équation rendement/coût pour...
Sur le même sujet

Garde d’animaux et crédit d’impôt : la seule condition qui permet de déduire 50 % des frais

Faire garder son animal à domicile peut ouvrir droit à un crédit d'impôt de 50 % des frais...

Investissement locatif : Lannion lance une formation pour endiguer la fuite des bailleurs

À Lannion, un cycle de formation à l'investissement locatif s'apprête à démarrer pour des propriétaires confrontés à un...

SOFICA 2026 : jusqu’à 8 640 EUR de réduction d’impôt, mais 5 ans de blocage et un risque en capital réel

Les SOFICA (Sociétés de financement de l'industrie cinématographique et de l'audiovisuel) reviennent chaque année dans les rayons défiscalisation...

Sting renonce à léguer sa fortune à ses enfants : ce que dit vraiment le droit français sur la réserve héréditaire

Le chanteur britannique Sting a déclaré publiquement qu'il ne laisserait aucun héritage à ses six enfants, préférant orienter...