Un livret d’épargne méconnu affiche 3,5% net, tandis que certains retraités restent avantagés. Point sur les infos argent à retenir cette semaine, alors que le Livret A est à 1,5% net et le LEP à 2,5%.
Quand le Livret A plafonne à 1,5% net depuis février 2026, un taux à 3,5% net et sans impôt attire forcément l’Å“il. Sur 10 000 € laissés un an, l’écart de rémunération atteint 200 € (hors variation d’encours), ce qui remet un peu de compétition dans l’épargne sans risque.
Dans le même temps, le débat sur le niveau de vie des retraités ne retombe pas. Entre pensions, patrimoine immobilier et fiscalité, la comparaison avec les actifs reste piégeuse, car on mélange souvent revenus, niveau de vie et charges contraintes.
On fait le point sur les cinq informations argent marquantes de la semaine: un livret « oublié » à 3,5% net, la question des retraités « privilégiés », le calendrier de l’impôt 2026, l’achat d’une passoire thermique en 2026 et l’arrivée annoncée d’un nouveau portefeuille de paiement.
Un livret « sans risque » peut monter à 3,5% net: qui peut vraiment en profiter
Le placement en question ressemble à un livret réglementé sur un point clé: rémunération affichée nette d’impôt et capital garanti. À 3,5% net, on parle d’un rendement supérieur de plus de deux fois au Livret A à 1,5%, et nettement au-dessus du LDDS (aligné sur le Livret A, donc 1,5%).
Attention cependant au piège classique des « bons plans » d’épargne: le taux peut être réservé à une population précise, avec des conditions d’âge ou de détention. Sur le segment « livret », on retrouve typiquement le Livret jeune, réservé aux 12-25 ans, dont la règle est simple: une rémunération au moins égale à celle du Livret A, mais que les banques peuvent bonifier. Résultat, un 3,5% net peut exister, mais ne concerne pas tout le monde.
Pour un épargnant qui cherche une poche de liquidités, l’arbitrage se fait vite: si vous êtes éligible, un livret bonifié net d’impôt a du sens avant d’empiler les plafonds des livrets classiques. Pour mémoire, le Livret A reste plafonné à 22 950 € et le LDDS à 12 000 €, avec une disponibilité immédiate et une exonération d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.
Retraités « privilégiés », impôt 2026, paiements: les autres infos qui comptent vraiment pour votre budget
Sur les retraités, la question revient sans cesse: qui vit mieux, actifs ou pensionnés? Reconnaissons-le, la réponse dépend d’abord de ce qu’on mesure. Le « niveau de vie » (au sens statistique) tient compte de la composition du ménage, pas seulement du montant de la pension. Et le patrimoine pèse lourd: un retraité propriétaire sans crédit n’a pas la même contrainte mensuelle qu’un actif locataire, même avec un salaire supérieur.
Autre sujet très concret: la campagne de déclaration de revenus 2026 (sur les revenus 2025) démarre en avril, avec des dates limites entre fin mai et début juin selon les départements. À noter, l’administration fiscale a déjà mis en ligne son simulateur, ce qui permet d’estimer son impôt et son revenu fiscal de référence, utile pour vérifier certaines éligibilités (aides, tarifs sociaux, etc.).
Côté paiements, le sans contact sur mobile continue de gagner du terrain: plus d’un paiement par carte sur 5 en commerce physique passe désormais par un portefeuille mobile. Un acteur européen, Wero, annonce une offensive à l’automne 2026 face aux solutions déjà installées. Pour le consommateur, l’enjeu ne se limite pas au « gadget »: frais, simplicité d’usage, et surtout acceptation par les commerçants feront la différence.
Enfin, sur l’immobilier, l’achat d’une « passoire thermique » classée F ou G au DPE reste un dossier à manier avec précaution. Le prix d’achat est souvent plus bas, mais le financement peut devenir plus technique: certaines banques appliquent des malus de taux, d’autres accordent une bonification si un programme de travaux crédible est présenté. En pratique, on ne juge pas seulement le bien, mais la capacité à budgéter et piloter la rénovation.
Livret A à 1,5% et LEP à 2,5%: ce que les taux changent en euros, et les réflexes à adopter
À 1,5%, le Livret A redevient un outil de trésorerie, pas un placement de rendement. Les chiffres parlent: sur une année 2026, en tenant compte du passage de 1,7% en janvier à 1,5% à partir de février, le taux annuel « équivalent » tourne autour de 1,52% pour un capital constant. On obtient environ 15,2 € d’intérêts pour 1 000 €, et près de 349 € pour un livret rempli.
Le LEP reste mieux placé sur le papier, à 2,5% net, avec un plafond de 10 000 €. Le vrai sujet, c’est l’éligibilité, liée au revenu fiscal de référence. Pour ceux qui y ont droit, on commence généralement par remplir ce livret avant de compléter le Livret A ou le LDDS, car le différentiel de taux se traduit vite en dizaines d’euros par an.
Notre conseil pratique, sans chercher midi à quatorze heures: gardez le Livret A pour l’épargne de précaution (dépenses imprévues, délai de disponibilité immédiat), utilisez le LEP si vous êtes éligible, et surveillez les livrets bonifiés réellement nets d’impôt quand ils existent, comme le Livret jeune à taux majoré. À 3,5% net, même avec un plafond modeste, la différence finance rapidement une facture annuelle d’assurance ou d’énergie.

