L’avenir des régimes de retraites complémentaires en discussion aujourd’hui

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Ce lundi 22 juin se déroule la cinquième réunion de négociation sur l’avenir des régimes de retraite complémentaires entre le patronat et les partenaires sociaux. Alors que l’Agirc et l’Arrco creusent chaque jour un peu plus leurs déficits, les principaux partis peinent à trouver un terrain d’entente. Entre la crise économique, la hausse du chômage et l’arrivée en retraite de la génération des baby boomers, les régimes de retraite complémentaire l’Agirc (cadre) et l’Arrco (salariés) traversent de graves difficultés financières.

Avec un déficit de 1, 985 milliards d’euros pour l’Agirc et de 1,153 milliards pour l’Arrco en 2014, la situation des régimes de retraite complémentaires va continuer à se dégrader. Selon les estimations, si aucun changement n’est envisagé, les caisses de l’Agirc seront vides dés 2018 tandis que l’Arrco bénéficierait d’un sursis jusqu’en 2027.

De profonds désaccords

Face aux déficits des régimes de retraite complémentaires, dont dépendent 18 millions de personnes, des négociations ont commencé en février entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et les syndicats (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO).

Si le premier ministre Manuel Valls, avait réclamé un accord « avant l’été », les négociations s’éternisent et c’est un dialogue de sourds qui semble s’être établi. Ce lundi 22 juin aura donc lieu la cinquième séance de négociations entre les deux partis.

Les points de blocages qui devront être débattus sont nombreux et les plans du patronat se heurtent au refus des organisations syndicales. L’idée du patronat étant de baisser le niveau des pensions pour ceux qui partent avant 65 ans et appliquant un système de décote. Ceux qui partiront en retraite à 62 ans se verraient attribuer 30% de leur retraite complémentaire alors que ceux partant à 63 ans toucheront 20% de celle-ci, ainsi de suite.

Les organisations syndicales réclament, quant à elle, des efforts de la part des patrons et souhaitent qu’ils s’acquittent de cotisations sur leur recette. Les négociations de ce lundi 22 juin pourraient à nouveau déboucher sur des désaccords et se poursuivre à l’automne.

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