Frais bancaires de succession, nouvelle décision du Conseil constitutionnel en 2026

Date:

Patrimoine MagazineVos droitsFrais bancaires de succession, nouvelle décision du Conseil constitutionnel en 2026

Le Conseil constitutionnel vient d’annuler plusieurs cas de gratuité des frais bancaires de succession instaurés fin 2025, mais le plafonnement à 857 euros reste en vigueur. Certaines banques maintiennent l’exonération.

La réforme entrée en vigueur en novembre 2025 avait imposé la gratuité des frais bancaires dans trois situations précises lors d’une succession : héritiers mineurs, successions modestes et conjoint survivant. Une décision du Conseil constitutionnel rendue en juin 2026 annule cette gratuité obligatoire, estimant qu’elle crée une rupture d’égalité entre établissements bancaires. Les banques retrouvent donc la faculté de facturer ces opérations, dans la limite du plafond légal de 857 euros fixé pour 2026.

Le plafond de 857 euros s’applique à toutes les successions

Selon Le Revenu, les frais bancaires en cas d’opérations sur les comptes de dépôt, sur livret et d’épargne du défunt sont plafonnés à 857 euros en 2026, contre 850 euros en 2025. Ce plafonnement couvre l’ensemble des démarches administratives effectuées par la banque : clôture des comptes, blocage des avoirs, transmission des informations aux héritiers. Si le solde du compte bancaire du défunt est insuffisant, les héritiers doivent payer la somme restante. Les frais d’obsèques peuvent ensuite être déduits de la succession dans la limite de 1 500 euros.

Le montant maximal pouvant être prélevé sur le compte du défunt pour régler les frais funéraires passe à 5 965 euros en 2026, contre 5 910 euros auparavant. Ce prélèvement s’effectue avant tout blocage des comptes, sur présentation de la facture des pompes funèbres.

Crédit Agricole et Caisses d’Épargne maintiennent la gratuité

Malgré la suppression de l’obligation légale, plusieurs établissements choisissent de préserver la gratuité dans certaines situations. D’après Le Revenu, les Caisses d’Épargne continueront à ne pas facturer de frais bancaires lors des successions de mineurs. Le Crédit Agricole fait également le choix de maintenir ses principes d’exonération dans plusieurs cas, notamment pour les conjoints survivants et les successions impliquant des héritiers mineurs.

Cette position volontaire contraste avec la pratique d’autres réseaux, qui réintroduisent progressivement la facturation dans toutes les situations où la loi ne l’interdit plus. Le plafonnement demeure : aucune banque ne peut facturer au-delà de 857 euros, quelle que soit la complexité du dossier ou le nombre de comptes à traiter.

Case 7UF, réduction d’impôt à 66 % pour les dons en 2026, mode d’emploi et erreurs fréquentes

Chiffres clés 2026

    • Plafond des frais bancaires de succession : 857 €
    • Prélèvement maximum sur le compte du défunt pour frais d’obsèques : 5 965 €
    • Déduction fiscale des frais d’obsèques : 1 500 € maximum

Source : Le Particulier

Contrat de capitalisation, frais réduits de 43 points face à l’assurance vie en 2026

En pratique, les héritiers doivent demander à leur banque si elle maintient la gratuité dans leur situation ou si elle applique désormais des frais. La réponse varie d’un établissement à l’autre. Pour les successions impliquant plusieurs banques, le plafond de 857 euros s’applique séparément à chaque établissement détenant un compte du défunt.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

Adrien
Adrien
Ingénieur financier et titulaire d’une maîtrise en finance de marché, Adrien Jozac suit le secteur de l’épargne à Patrimoine Magazine depuis 1998.

Assurance-vie après 70 ans en 2026 : ce cadeau fiscal de 152 500 € ne dure qu’un an

En 2026, un titulaire d'assurance-vie âgé de 70 ans peut transmettre de son vivant jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire, sans le moindre droit...

Refuser la donation-partage de ses parents : l’erreur qui coûte une partie de l’héritage

Un héritier refuse la donation-partage que ses parents lui proposent. Des années plus tard, à l'ouverture de la succession, il découvre qu'il récupère moins...

Succession en 2026 : 72 % des Français n’ont rien préparé, et ça peut coûter jusqu’à 45 % à leurs héritiers

En 2026, près de trois Français sur quatre n'ont entamé aucune démarche pour organiser leur succession, alors que les droits peuvent grimper jusqu'à 45...

Favoriser un enfant dans sa succession : ce que la loi française autorise vraiment

En France, aucun testament ne permet de déshériter un enfant. Mais avantager l'un d'eux légalement, c'est possible, à condition de respecter la réserve héréditaire. La...

Succession 2026 : l’abattement de 100 000 euros par enfant qui disparaît le 31 décembre

Un abattement exceptionnel de 100 000 euros par parent et par enfant s'éteint le 31 décembre 2026. Passé cette date, l'occasion sera perdue. L'année 2026...

Recel successoral : la donation frauduleusement révoquée qui coûte sa part à l’héritier

Une donation que l'on croyait annulée peut resurgir des années plus tard et priver un héritier de sa part. La Cour de cassation vient...
Sur le même sujet

Tout sur la pension de réversion

La demande de pension de réversion est envisageable en cas de décès de votre conjoint. En effet, en...

Quelles démarches administratives faire en ligne ?

Avec l'essor du digital, la plupart des démarches administratives sont aujourd'hui réalisables en ligne. Si cette automatisation a...

Interruption injustifiée d’un chantier : que faire ?

Il peut arriver que par un cas de force majeure un chantier en cours soit interrompu. Dans ce...

Aides au logement : les dispositifs mis en place

Avez-vous des ressources modestes ? Si vous payez en plus un loyer pour le logement considéré comme votre...