L’AMF et l’ESMA entrent en 2026 avec le même diagnostic : marchés survalorisés, risque de contagion élevé et pratiques de distribution sous surveillance renforcée, y compris sur les SCPI.
Le régulateur européen ESMA a publié son premier rapport de risque 2026 sans détour : le risque de stress systémique reste élevé malgré la résilience affichée fin 2025. En clair, les marchés tiennent, mais la probabilité d’un décrochage brutal des prix persiste. Tensions géopolitiques, valorisations tendues des actions et corrélations croissantes entre classes d’actifs alimentent un risque de contagion que les épargnants sous-estiment largement.
Côté français, l’AMF ne se contente pas d’observer. Elle cible directement les pratiques de commercialisation qui touchent l’épargne grand public. Deux dossiers reviennent en priorité pour 2026 : la distribution des SCPI et la relance agressive de la promotion du PEA.
Ce qui change concrètement pour votre épargne
L’AMF prolonge en 2026 les travaux engagés en 2025 sur les règles de fonctionnement et de distribution des SCPI. Traduction : la massification de la vente en ligne a généré des pratiques problématiques, manquements aux règles de conduite et fourniture de services d’investissement sans agrément. Le régulateur pointe aussi la sophistication croissante des arnaques financières, désormais difficiles à distinguer des offres légitimes. Selon le baromètre AMF 2025, 16 % des sondés déclarent avoir déjà été victimes d’une escroquerie à l’investissement.
Sur le PEA, la vigilance porte sur la qualité de l’information fournie et sur la gestion administrative des transferts. L’AMF surveille aussi la commercialisation par les conseillers en investissement de produits atypiques ou à haut risque, en particulier les produits structurés[1]. Enfin, l’attention se concentre sur les instruments exposés à des titres non cotés, dont la liquidité et la valorisation posent question. Le message est le même partout : la promesse de rendement masque souvent un risque mal mesuré.
📊 Chiffres clés
- Victimes d’escroquerie à l’investissement : 16 % des sondés (baromètre AMF 2025)
- Priorités AMF 2026 : distribution SCPI, PEA, produits structurés
- Diagnostic ESMA : risque de stress systémique élevé, valorisations actions tendues
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Épargne sous surveillance : les enjeux pour l'investisseur
Ce que vous devez faire avant d’investir
Vérifiez d’abord l’agrément du distributeur. Une SCPI ou un produit structuré vendu par un acteur non autorisé, c’est le premier signal d’alerte pointé par l’AMF. Exigez ensuite le détail des frais, de la liquidité et de la valorisation réelle, pas seulement le taux de distribution affiché. Sur un produit exposé au non coté, méfiez-vous des rendements élevés sans contrepartie de risque explicite. Dans un environnement où l’AMF elle-même signale la sophistication des arnaques, un rendement anormalement supérieur au marché doit déclencher une contre-vérification systématique. Comparez avec les alternatives cotées et diversifiées avant d’engager votre capital.
Note de contexte : à l’inverse des marchés développés jugés survalorisés, certaines analyses de gestionnaires (Robeco[4]) soulignent une convergence de la volatilité des marchés émergents vers celle du MSCI World, portée par une internalisation des capitaux. Un argument à manier avec prudence, car les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Surveillance AMF et ESMA 2026 : ce qu'il faut retenir
- L'AMF place SCPI, PEA et produits structurés en priorité de surveillance 2026
- 16 % des sondés déclarent avoir été victimes d'une escroquerie à l'investissement (baromètre AMF 2025)
- L'ESMA juge le risque de stress systémique élevé malgré la résilience des marchés fin 2025
- Les instruments exposés au non coté inquiètent sur la liquidité et la valorisation
- La vente en ligne a massifié les manquements aux règles de conduite
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés

