Assurance-vie 2026, faut-il arbitrer vers des fonds euros dynamiques ou sortir

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Meilleurtaux Placement questionne la pertinence de conserver son assurance-vie en 2026 face à la remontée des taux et à la diversification des supports d’épargne réglementée.

L’assurance-vie reste le placement préféré des Français avec 1 900 milliards d’euros d’encours fin 2025, mais son rendement moyen continue de décevoir. Les fonds euros traditionnels affichent des performances comprises entre 1,8 % et 2,3 % brut en 2025, en recul par rapport aux 2,5 % à 3,2 % observés en 2023. Dans le même temps, le Livret A rémunère 3 % net d’impôt et le LEP 4 %, sans fiscalité ni frais de gestion.

Face à cette compression des rendements, Meilleurtaux Placement (société parisienne de conseil en gestion de patrimoine dirigée par Patrick Thiberge et employant 22 collaborateurs) invite ses clients à revoir leur allocation d’actifs. La question n’est pas de liquider systématiquement son contrat, mais de vérifier si l’enveloppe fiscale de l’assurance-vie justifie encore le coût d’opportunité par rapport aux alternatives disponibles en 2026.

Fonds euros dynamiques, l’arbitrage qui change la donne sur la durée

Les fonds euros nouvelle génération (dits « dynamiques » ou « boostés ») affichent des rendements compris entre 2,8 % et 3,6 % brut en 2025, selon les contrats. Ces supports imposent une allocation obligatoire en unités de compte, généralement entre 30 % et 50 % de l’encours, pour accéder au fonds euro dopé.

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Sur un capital de 100 000 euros placé à 3,2 % brut pendant 8 ans, un épargnant détenant son contrat depuis plus de 8 ans récupère 128 500 euros nets de prélèvements sociaux et de flat tax (abattement annuel de 4 600 euros pour un couple). Le même montant placé sur un Livret A à 3 % génère 126 700 euros nets, sans risque mais sans possibilité de transmission optimisée.

L’assurance-vie conserve son avantage successoral : les capitaux versés avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, hors succession. Après 70 ans, seuls les versements excédant 30 500 euros tous bénéficiaires confondus entrent dans l’actif successoral, mais les intérêts capitalisés restent exonérés.

Unités de compte, le risque qui rapporte quand le marché monte

Les contrats d’assurance-vie permettent d’investir sur des supports en unités de compte : SCPI, fonds actions, ETF, obligations. Les SCPI de rendement affichent un taux de distribution moyen de 4,8 % en 2025, contre 5,2 % en 2024, selon l’ASPIM. Les fonds actions européens ont progressé de 11 % en moyenne en 2025, tirés par la baisse des taux directeurs de la BCE.

Mais ces supports ne garantissent pas le capital. Un portefeuille composé à 60 % de fonds euros dynamique (3,2 %) et 40 % d’unités de compte SCPI (4,8 %) génère un rendement brut théorique de 3,8 % (supérieur au Livret A) mais expose l’épargnant à une volatilité de valorisation sur la partie SCPI.

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La fiscalité avantageuse de l’assurance-vie devient déterminante après 8 ans de détention : flat tax à 24,7 % après abattement de 4 600 euros pour un célibataire, contre 30 % de prélèvements forfaitaires sur les intérêts d’un compte-titres ordinaire. Pour un couple retirant 15 000 euros de gains annuels, l’économie fiscale atteint 1 380 euros par an grâce à l’abattement.

Sortie ou arbitrage, la réponse dépend de l’horizon et du montant détenu

Meilleurtaux Placement recommande de conserver l’assurance-vie dans trois situations : contrat de plus de 8 ans avec versements réguliers avant 70 ans pour préparer la transmission, allocation mixte fonds euros dynamique et unités de compte diversifiées, ou capital supérieur à 150 000 euros justifiant l’optimisation fiscale.

En revanche, un contrat de moins de 4 ans investi à 100 % sur un fonds euro classique à 1,9 % ne bat ni le Livret A ni le LDDS, et subit des frais de gestion annuels de 0,6 % à 1 %. Dans ce cas, un arbitrage vers un PER (Plan Épargne Retraite) permet de déduire les versements du revenu imposable (jusqu’à 10 % des revenus professionnels plafonnés à 35 194 euros en 2026) tout en conservant une enveloppe de capitalisation à long terme.

Le rachat partiel programmé reste une option pour les détenteurs de gros contrats : retirer chaque année une somme inférieure à l’abattement fiscal (4 600 euros pour un célibataire, 9 200 euros pour un couple) permet de récupérer du capital sans imposition sur les gains, tout en laissant le solde fructifier.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

Arnaud
Arnaud
En charge de la rubrique Finance depuis 2019 au sein de la rédaction de Patrimoine Magazine, Arnaud suit notamment les thématiques liées au capital investissement.

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