Les notaires de France veulent réduire de moitié la taxe sur les donations jusqu’à 500 000 euros et assouplir le paiement des droits de succession.
Une donation ne coûte pas seulement des droits calculés sur le barème. Elle supporte aussi une taxe perçue par l’État au moment de l’acte. C’est précisément cette taxe que les Notaires de France proposent d’alléger. En prévision du 122e Congrès des notaires, les propositions fiscales soumises au vote de la profession ont été dévoilées le 10 septembre 2026. Objectif affiché : faciliter la transmission anticipée du patrimoine et desserrer la contrainte de trésorerie qui pèse sur les héritiers.
Deux mesures structurent le projet. La première touche les donations réalisées du vivant. La seconde vise le règlement des successions au décès. Dans les deux cas, la logique est la même : lever les freins qui poussent tant de familles à ne rien anticiper.
Ce qui pourrait changer sur les donations
La proposition phare consiste à réduire de moitié les taxes perçues par l’État sur les donations jusqu’à 500 000 euros. Rendre les abattements optionnels fait également partie des pistes évoquées. En clair, un donateur pourrait choisir de conserver son abattement pour un usage ultérieur plutôt que de l’imputer automatiquement. Cette souplesse change la donne pour qui organise sa transmission en plusieurs vagues, dans le respect du rappel fiscal de 15 ans.
La seconde mesure concerne le paiement des droits de succession. L’exigibilité dans les six mois suivant le décès repose sur une idée simple : l’héritage donne les moyens de payer l’impôt[2]. Sauf que ce n’est pas toujours vrai, notamment quand le patrimoine est immobilier et peu liquide. Le paiement fractionné et le paiement différé existent déjà, mais les notaires veulent en simplifier l’usage, allonger les délais et élargir la définition des biens concernés.
📊 Chiffres clés
- Taxe sur donations : réduction de moitié jusqu’à 500 000 €
- Abattements : proposition de les rendre optionnels
- Délai actuel de paiement des droits : 6 mois après le décès
- Présentation des mesures : 10 septembre 2026, avant le 122e Congrès des notaires
Source : MoneyVox
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Donation et héritage : les enjeux de la réforme
Ce que vous devez faire dès maintenant
Ces propositions ne sont pas encore la loi. Ne suspendez pas un projet de transmission en attendant une réforme hypothétique. Le cadre actuel reste avantageux pour qui anticipe : l’abattement de 100 000 euros par parent et par enfant se reconstitue tous les 15 ans, et le démembrement permet de transmettre la nue-propriété d’un bien à moindre coût fiscal. Faites le point avec votre notaire sur votre quotité disponible, la protection de votre conjoint et le calendrier de vos donations. Anticiper reste le meilleur levier, quel que soit le sort de ces mesures.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Réforme succession 2026 : ce qu'il faut retenir
- Réduction de moitié des taxes sur les donations jusqu'à 500 000 €
- Proposition de rendre les abattements optionnels
- Assouplissement du paiement des droits de succession au-delà de 6 mois
- Mesures présentées le 10 septembre 2026 avant le 122e Congrès des notaires
- Il ne s'agit encore que de propositions, pas de la loi
Sources
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