Le dispositif Jeanbrun, entré en vigueur le 21 février 2026, autorise l’amortissement de 3,5 % à 5,5 % du bien par an et l’imputation d’un déficit foncier sur le revenu global. Une rupture avec le Pinel.
Le Pinel est mort en décembre 2024. Résultat : les ventes de logements neufs aux investisseurs particuliers ont chuté de plus de 50 % en 2025, selon la Fédération des promoteurs immobiliers. Face à cette pénurie, le gouvernement a inscrit dans la loi de finances pour 2026 un nouveau mécanisme baptisé plan « Relance Logement », surnommé dispositif Jeanbrun du nom de l’actuel ministre du Logement Vincent Jeanbrun. Objectif affiché : produire 400 000 logements par an.
Contrairement à ses prédécesseurs, ce dispositif ne se contente pas d’une réduction d’impôt ponctuelle. Il introduit une logique d’amortissement, plus proche du raisonnement d’un investisseur en meublé que du Pinel classique. Et il supprime le zonage, ce qui change tout pour les projets en zone B2 ou C jusqu’ici exclus.
Ce qui change concrètement
Le cÅ“ur du dispositif : vous déduisez chaque année une fraction de la valeur du logement de vos loyers imposables. Le taux d’amortissement s’échelonne de 3,5 % à 5,5 % par an, modulé selon le niveau de loyers pratiqués, en contrepartie d’un engagement de location de 9 ans minimum en location nue. Le bien doit être un immeuble collectif, sous plafonds de loyer et de ressources des locataires.
La vraie nouveauté est ailleurs. Quand l’amortissement et les charges dépassent les loyers perçus, un déficit foncier se crée, et ce déficit peut désormais s’imputer sur le revenu global du foyer, pas seulement sur les revenus fonciers[4]. Une première pour un dispositif locatif, particulièrement redoutable pour les contribuables lourdement imposés. Le plafond passe de 10 700 € à 21 400 € par an lorsque le déficit résulte de travaux de rénovation énergétique. Autre point clé : l’ancien est éligible, à condition que les travaux représentent au moins 30 % du prix d’acquisition et atteignent un DPE A ou B[4].
📊 Chiffres clés
- Amortissement annuel : 3,5 % Ã 5,5 % du bien
- Engagement de location : 9 ans minimum, location nue
- Déficit foncier majoré : jusqu’à 21 400 € / an (travaux rénovation énergétique)
- Travaux dans l’ancien : au moins 30 % du prix d’acquisition
- Période d’application : 21 février 2026 au 31 décembre 2028
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Ce que vous devez faire
Vérifiez d’abord les dates. Le dispositif s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028[4], créé par la loi de finances n° 2026-103 du 19 février 2026. Pour un T3 acheté 200 000 € rénové en zone B1, le calcul se joue sur le cumul amortissement plus déficit foncier : faites tourner une simulation avant de signer. Attention au plafond majoré de 21 400 €, revalorisé jusqu’au 31/12/2027 pour les travaux énergétiques, ce qui impose de caler votre planning de chantier. Le marché reste favorable à l’achat : l’indice des prix immobiliers INSEE a reculé de 4,7 % sur un an. Faites valider le montage par un professionnel avant tout engagement de 9 ans.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Dispositif Jeanbrun 2026 : ce qu'il faut retenir
- Amortissement de 3,5 % à 5,5 % du bien déductible chaque année
- Engagement de location nue de 9 ans en immeuble collectif
- Déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 21 400 € / an
- Aucun zonage : éligible partout en France, neuf ou ancien rénové
- Ancien éligible si travaux ≥ 30 % du prix et DPE A ou B
Sources
1 source · 3 faits vérifiés

