Le budget 2026 allonge de trois à cinq ans le report des plafonds de déduction du PER non utilisés. Résultat : un versement optimisé peut effacer plusieurs milliers d’euros d’impôt en une seule fois.
Le Plan d’Épargne Retraite fête sept ans et le législateur vient de muscler son principal atout fiscal. Jusqu’ici, un contribuable pouvait déduire ses versements dans la limite de son plafond annuel, augmenté des plafonds inutilisés des trois années précédentes. La loi de finances 2026 porte cette fenêtre à cinq ans. Pour les épargnants disposant de réserves de déduction dormantes, la mécanique change d’échelle.
La logique du PER reste inchangée. Chaque versement volontaire vient réduire le revenu imposable, dans la limite d’un plafond calculé sur les revenus professionnels. L’économie d’impôt dépend directement de la tranche marginale : plus elle est élevée, plus la déduction pèse.
Ce qui change concrètement
Les deux mesures votées étendent « de trois à cinq ans la période de référence permettant à un contribuable de recourir à la fraction non utilisée du plafond de déduction des versements volontaires ». Autrement dit, l’assiette déductible mobilisable en un seul versement s’élargit mécaniquement. Un souscripteur peut désormais cumuler le plafond de l’année en cours et les plafonds non consommés de cinq exercices, contre quatre auparavant.
L’effet est loin d’être symbolique. Selon Capital, un épargnant capable de mobiliser cinq années de reports plutôt que trois voit sa capacité de déduction bondir. Dans l’exemple cité, la réforme lui fait gagner plus de 4 300 euros d’impôt supplémentaires sur un seul versement, là où l’ancienne règle des trois ans limitait l’économie[4]. Un dispositif spécifique prolonge par ailleurs à cinq ans cette période de report pour les plus de 70 ans[1].
📊 Chiffres clés
- Report des plafonds PER : allongé de 3 à 5 ans
- Déduction annuelle : jusqu’à 10 % des revenus professionnels
- Gain d’impôt sur un versement optimisé : plus de 4 300 € supplémentaires (exemple Capital)
- Report allongé : ouvert notamment aux plus de 70 ans
Source : Capital.fr · Capital.fr
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PER : les enjeux fiscaux du report allongé
Ce que vous devez faire
Vérifiez d’abord vos plafonds disponibles. Ils figurent en bas de votre avis d’imposition, ligne « Plafond épargne retraite ». Si vous avez peu ou pas versé ces dernières années, une réserve de déduction s’est constituée, et elle est désormais mobilisable sur cinq ans. Le levier joue surtout pour les foyers imposés dans les tranches hautes : à 41 %, chaque tranche de 1 000 euros versée efface 410 euros d’impôt[3]. Concentrer un versement important sur une année à fort revenu, ou avant un départ à la retraite, maximise l’effet. Un professionnel vous aidera à caler le montant sur votre tranche marginale plutôt que de verser au hasard.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
PER 2026 : le report des plafonds à 5 ans
- Le budget 2026 étend de 3 à 5 ans le report des plafonds PER non utilisés
- Les versements PER se déduisent jusqu'à 10 % des revenus professionnels
- Un versement optimisé peut rapporter plus de 4 300 € d'impôt en plus (exemple Capital)
- L'économie dépend de la tranche marginale : à 41 %, 1 000 € versés effacent 410 € d'impôt
- Le report allongé bénéficie notamment aux plus de 70 ans
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés

