Un simple changement de calcul fait basculer 850 000 logements chauffés à l’électricité hors du statut de passoire thermique au 1er janvier 2026, sans le moindre coup de marteau.
La règle du jeu a changé et personne n’a bougé un radiateur. Au 1er janvier 2026, l’abaissement du coefficient de conversion de l’électricité fait mécaniquement remonter des centaines de milliers de biens dans le classement énergétique. Un logement F peut devenir E, un G devenir F, sur simple recalcul. Pour les propriétaires bailleurs coincés par les interdictions de location, l’effet est immédiat.
L’origine du basculement tient dans un chiffre technique : le coefficient de conversion de l’électricité en énergie primaire passe de 2,3 à 1,9. Ce coefficient pénalisait lourdement les logements électriques, dont la consommation réelle était gonflée artificiellement au moment du calcul du DPE. En le réduisant, l’arrêté du 13 août 2025 corrige un biais et fait mécaniquement gagner des lettres à des milliers de biens.
Ce qui change concrètement au 1er janvier 2026
850 000 logements chauffés à l’électricité sortent automatiquement du statut de passoire thermique. Concrètement, un bien classé G interdit à la location depuis 2025 peut repasser en F, et retrouver ainsi le droit d’être loué. Un F peut devenir E. Le tout sans travaux, sans facture, sans délai administratif. Une seconde évolution attendue en 2027 pourrait faire sortir 300 000 logements électriques supplémentaires des classes F ou G.
Rappel des seuils qui définissent ces classes : un logement bascule en F au-delà de 330 kWh/m²/an en énergie primaire, en G au-delà de 420 kWh/m²/an[4]. C’est précisément l’assiette de calcul de cette consommation qui se trouve modifiée. Les logements au gaz ou au fioul, eux, ne bénéficient d’aucune amélioration.
📊 Chiffres clés
- Coefficient électrique : de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025)
- Logements requalifiés au 1er janvier 2026 : 850 000
- Logements concernés en 2027 : 300 000 supplémentaires
- Décote moyenne à la vente : 16 % pour un bien F, 22 % pour un G
- Seuil classe F : plus de 330 kWh/m²/an
Source : Étude notariale Laetitia Fortier · Le Revenu
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Ce que vous devez faire
Vérifiez votre nouvelle étiquette avant toute décision de vente ou de location. Le simulateur de l’ADEME permet de saisir votre numéro de DPE actuel pour connaître votre classe recalculée[4]. Si votre bien passe de F à E ou de G à F, une attestation officielle gratuite remplace la première page de votre diagnostic, sans repayer un diagnostiqueur. L’enjeu financier est direct : la décote à la vente atteint en moyenne 16 % pour un bien F et 22 % pour un G, avec des délais de vente allongés. Sortir du statut de passoire, c’est mécaniquement élargir son pool d’acquéreurs et rouvrir le droit à la location.
Attention à ne pas confondre vente et location. Vendre un logement F ou G reste parfaitement légal en 2026, sans obligation de travaux, mais avec audit énergétique obligatoire depuis avril 2023 (coût de 400 à 800 €, aides possibles jusqu’à 500 € selon les revenus)[4]. C’est la location, pas la cession, qui reste bloquée pour les classes les plus basses. Ce nouveau coefficient rebat donc les cartes surtout pour les bailleurs.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
DPE 2026 électrique : ce qu'il faut retenir
- 850 000 logements électriques sortent du statut de passoire au 1er janvier 2026
- Le coefficient de conversion de l'électricité passe de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025)
- Aucun travaux requis : une attestation ADEME gratuite remplace la première page du DPE
- Décote moyenne à la vente : 16 % pour un bien F, 22 % pour un G
- Vendre un F ou G reste légal en 2026, mais audit énergétique obligatoire
Sources
1 source · 3 faits vérifiés

