Valérie Létard, ministre du Logement, prépare un nouveau dispositif fiscal pour relancer l’investissement locatif — alors que les transactions immobilières ont chuté de 27% en deux ans.
Le marché locatif français est à l’arrêt. Volume de transactions : 800 000 en 2024, contre 1,1 million en 2022. Prix immobiliers en recul de 4,7% sur un an. Taux de crédit à 3,5% qui freinent l’accès au financement. Et surtout : la fin du Pinel en 2024 a laissé un vide. Les investisseurs attendent un signal. Valérie Létard vient de le donner : un nouveau dispositif de défiscalisation locative est en préparation, avec une annonce officielle prévue pour juin 2026.
Ce qui change concrètement
Le projet s’articule autour de trois axes. Premier axe : élargir les zones éligibles au-delà des seules zones tendues — une réponse à la désertification des centres-villes moyens. Deuxième axe : conditionner l’avantage fiscal à des critères de performance énergétique stricts (DPE minimum C exigé dès la mise en location, contre D actuellement toléré). Troisième axe : moduler la réduction d’impôt selon la durée d’engagement locatif, avec un avantage renforcé pour les baux de 12 ans et plus.
Les premières fuites parlent d’une réduction d’impôt plafonnée à 18% du prix d’acquisition sur 9 ans — soit un taux légèrement inférieur au Pinel (21% sur 12 ans), mais applicable dès 2026 pour les acquisitions signées entre juillet et décembre. L’objectif affiché : générer 50 000 logements locatifs neufs par an d’ici 2028, contre 30 000 actuellement.
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📊 Chiffres clés
- Volume transactions 2024 : 800 000 (vs 1,1M en 2022)
- Prix immobiliers (T3 2024) : -4,7% sur 1 an
- Taux crédit 20 ans : ~3,5% (avril 2025)
- Réduction d’impôt annoncée : jusqu’à 18% sur 9 ans
- Objectif logements neufs : 50 000/an d’ici 2028
Ce que vous devez faire
Si vous envisagez un investissement locatif : attendez juin 2026 pour connaître les modalités définitives avant de signer. Les zones éligibles, les plafonds de loyer et les conditions de revente anticipée seront précisés par décret — et ces détails changeront tout. En attendant, analysez les villes moyennes (50 000 à 100 000 habitants) où les prix au m² restent accessibles (entre 2 200 et 3 500 €/m²) et où la demande locative est réelle : Angers, Nantes, Rennes, Strasbourg. Vérifiez que les biens visés respectent déjà le DPE C — la mise aux normes coûte entre 15 000 et 40 000 € selon les travaux nécessaires. Et surtout : ne vous précipitez pas sur les derniers Pinel encore commercialisés — les promoteurs surfacturent les biens de 10 à 15% pour compenser la réduction d’impôt.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

