L’immobilier ancien recule à nouveau : les prix baissent de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026, tirés vers le bas par les maisons.
Après un an de stabilisation, le marché de l’ancien repart à la baisse. L’indice Notaires-Insee de référence, publié début septembre, confirme un recul de 0,8 % sur un an au deuxième trimestre 2026. La remontée des taux liée aux tensions au Moyen-Orient et l’incertitude de la campagne présidentielle pèsent sur la confiance des ménages. Pour un investisseur, le message est clair : le marché n’a pas fini de se réajuster, et toutes les typologies de biens ne sont pas logées à la même enseigne.
Concrètement, la fracture se creuse entre appartements et maisons. C’est cette divergence qui doit guider vos arbitrages en 2026, bien plus que la moyenne nationale.
Maisons énergivores : le décrochage se confirme
Les chiffres du détail sont sans appel. Les appartements restent quasi stables (-0,1 %) au deuxième trimestre, tandis que la valeur des maisons se replie de 1,3 % sur un an. En dehors de l’Île-de-France, les prix baissent de 1 %, avec une correction plus marquée pour les maisons.
La cause principale : la rénovation énergétique. Une mauvaise note au diagnostic de performance énergétique fait mécaniquement chuter le prix, comme le souligne Loïc Cantin dans l’indice Notaires-Insee. En Île-de-France, le grand écart est flagrant : les maisons perdent 1,5 % quand les appartements gagnent 0,3 %. Le prix moyen des appartements franciliens s’établit à 6 130 euros/m², et grimpe à 9 560 euros/m² à Paris selon la chambre des notaires du Grand Paris. Pour un T3 acheté 200 000 € avec une passoire thermique à rénover, la décote potentielle et le coût des travaux changent complètement l’équation du rendement.
📊 Chiffres clés
- Prix logements anciens : -0,8 % sur un an (T2 2026)
- Maisons : -1,3 % sur un an
- Appartements : -0,1 % sur un an
- Prix moyen appartement Paris : 9 560 €/m²
- Île-de-France : maisons : -1,5 % · appartements : +0,3 %
Source : MoneyVox / Indice Notaires-Insee
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Acheteurs : la fenêtre de négociation reste ouverte
La stratégie gagnante en 2026 tient en un mot : négociez. Le marché francilien est qualifié de « fragile » avec une reprise « prudente » par Élodie Frémont, notaire, l’activité restant suspendue à un contexte politique incertain[2]. Ciblez en priorité les maisons mal notées au DPE : leur décote offre un vrai levier, à condition de chiffrer précisément les travaux de rénovation énergétique en amont. Vérifiez le montant des devis, les aides ANAH mobilisables et l’impact réel sur le loyer et la revente. Pour un vendeur, à l’inverse, mieux vaut ajuster le prix affiché plutôt que d’immobiliser un bien plusieurs mois dans un marché où la confiance reste dégradée.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Immobilier ancien 2026 : ce qu'il faut retenir
- Les prix des logements anciens reculent de 0,8 % sur un an au T2 2026
- Les maisons chutent de 1,3 %, les appartements restent stables (-0,1 %)
- En Île-de-France, les maisons perdent 1,5 % et les appartements gagnent 0,3 %
- Le prix moyen d'un appartement à Paris atteint 9 560 €/m²
- Une mauvaise note au DPE fait mécaniquement baisser le prix de vente
Sources
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