Dans les zones tendues, trouver un logement à louer relève du parcours du combattant en 2026. Le nombre de biens disponibles fond, et les bailleurs préfèrent de plus en plus vendre.
Le constat vaut pour un candidat locataire comme pour un investisseur. L’offre de logements à louer se raréfie dans les grandes agglomérations, pendant que la demande reste soutenue. Certains propriétaires, coincés entre travaux énergétiques obligatoires et rendement rogné par l’encadrement des loyers, choisissent la sortie : ils vendent. Résultat, le rapport de force bascule côté bailleur sur le marché locatif, et côté acheteur sur le marché de la vente.
Pour vous qui investissez, cette double dynamique n’est pas anodine. Elle crée des opportunités d’achat, mais impose de regarder de très près le zonage de votre projet avant de signer.
Pourquoi le parc locatif se vide dans les zones tendues
Deux facteurs assèchent l’offre. D’abord l’interdiction progressive de louer les passoires thermiques : depuis le 1er janvier 2023, certains logements ne peuvent plus être mis en location, et l’interdiction s’étend graduellement aux biens notés F ou G au DPE. Beaucoup de bailleurs préfèrent vendre plutôt que financer une rénovation lourde. Ensuite la hausse des taux de crédit depuis 2022, autour de 3,5 % sur 20 ans en 2025, qui a bloqué des candidats à l’achat dans le parc locatif et réduit d’autant les logements libérés.
Le zonage a été profondément remanié. L’arrêté du 5 septembre 2025 a reclassé 468 communes, dont plus de la moitié basculées en zones tendues (A, A bis, B1)[3]. Un décret du 22 décembre 2025 est venu actualiser en parallèle la liste des communes tendues au sens du Code général des impôts, inchangée depuis 2023[2]. Concrètement, davantage de villes moyennes rejoignent les zones où l’encadrement des loyers peut s’appliquer, où le préavis locataire tombe à un mois et où la taxe sur les logements vacants est possible.
📊 Chiffres clés
- Communes reclassées (arrêté 5 sept. 2025) : 468, dont 64 en zone A et 247 en zone B1
- Bénéficiaires attendus du nouveau zonage : 2,4 millions de Français (PTZ, Denormandie, Loc’Avantages)
- Prix immobilier national : -4,7 % sur un an (T3 2024, INSEE)
- Taux moyen 20 ans : environ 3,5 % (avril 2025)
Source : Service Public · DVF (DGFiP / data.gouv.fr)
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Ce que vous devez vérifier avant d’acheter pour louer
Vérifiez d’abord le classement exact de la commune, via le simulateur zone tendue de Service-Public[5], et le zonage ABC qui conditionne les dispositifs fiscaux. Pour un T3 acheté 200 000 € en zone B1 désormais reclassée, un PTZ ou une réduction Denormandie peut changer l’équation du financement. Regardez ensuite le DPE : un bien noté F ou G impose un budget travaux à intégrer dès l’offre d’achat, sous peine de ne plus pouvoir le louer. Enfin, si la commune applique l’encadrement des loyers, comparez le loyer de référence majoré[4] à votre rendement cible. Un secteur où les bailleurs vendent en masse est souvent un secteur où l’on négocie le prix d’achat.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Zones tendues 2026 : ce qu'il faut retenir
- 468 communes reclassées par l'arrêté du 5 septembre 2025
- 247 communes sont passées en zone B1, 64 en zone A
- Louer un logement F ou G au DPE est progressivement interdit
- Le nouveau zonage devrait bénéficier à 2,4 millions de Français
- Prix immobilier : -4,7 % sur un an (T3 2024, INSEE)
Sources
4 sources · 4 faits vérifiés

