Lancée le 1ᵉʳ janvier 2026 par Louve Invest, l’assurance vie Louve Infinity casse le plafond des frais de gestion : 0,35 % par an pour les premiers souscripteurs, contre 0,50 % chez les contrats référence du marché.
Sur un horizon de vingt ans, cette différence de quinze points de base transforme un capital de 100 000 euros en 436 798 euros (taux de rendement annuel de 8 %), contre 424 785 euros à 0,50 % de frais. Soit 12 013 euros de performance nette supplémentaire, sans modifier la stratégie d’allocation. Les calculs proviennent du forum Les Investisseurs Heureux, où un membre a modélisé l’impact des 0,35 % face aux 0,50 % standard. L’écart, marginal la première année, se creuse par effet cumulé : à vingt ans, il représente 2,8 % du capital final.
Louve Infinity s’adosse à Corum Life, filiale d’assurance du groupe Corum spécialisé dans l’immobilier tertiaire européen. Le contrat ne facture aucun frais d’entrée, aucun frais d’arbitrage (hors 0,1 % spécifique aux ETF), aucun frais de dossier. Le ticket d’entrée s’établit à 5 000 euros. Le fonds en euros disponible, Corum EuroLife, affiche un rendement de 4,10 % au titre de 2025, performance rare dans un environnement où la moyenne des fonds euros plafonne sous 2,5 %. Ce fonds reste plafonné à 10 % du capital total du contrat, ce qui oblige l’épargnant à orienter l’essentiel de son allocation vers les unités de compte (ETF, SCPI, actions).
Frais Louve Infinity versus contrats référence
- Frais de gestion annuels Louve Infinity : 0,35 % (offre de lancement jusqu’au 14 février 2026, puis 0,39 %)
- Frais de gestion annuels Linxea Spirit 2 / Lucya Cardif : 0,50 %
- Écart de performance net sur 20 ans (100 000 euros, rendement annuel 8 %) : 12 013 euros en faveur de Louve Infinity
- Rendement fonds en euros Corum EuroLife (2025) : 4,10 %
Source : Les Investisseurs Heureux · Finance Héros / The National Law Review
Une gamme d’unités de compte resserrée sur l’allocation passive
Louve Infinity ne propose pas 700 unités de compte comme Linxea Spirit 2, ni 2 300 comme Lucya Cardif. Le catalogue se concentre sur une vingtaine de supports : ETF actions monde (MSCI World, S&P 500), ETF obligataires, SCPI européennes (y compris des références peu distribuées ailleurs), quelques fonds thématiques. Les frais courants internes aux ETF oscillent entre 0,05 % et 0,12 % par an, soit le bas de fourchette du marché. Un ETF émergent sera ajouté courant 2026 suite aux demandes des utilisateurs sur le forum de Louve Invest.
Cette architecture cible l’épargnant qui pilote une stratégie passive buy-and-hold, avec une préférence pour les ETF larges et les SCPI en capitalisation. Le réinvestissement automatique des loyers de SCPI, rare en assurance vie, évite les arbitrages manuels et les blocages ponctuels imposés par certains assureurs lorsque la collecte d’une SCPI sature. Sur Spirit 2 ou Lucya Cardif, il arrive que l’assureur ferme temporairement une SCPI prisée, obligeant l’épargnant à réaffecter ses loyers vers un autre support. Louve Infinity recapitalise sans friction.
Un assureur de taille moyenne face aux géants Cardif et Spirica
Corum Life, société d’assurance agréée en France, gère un encours inférieur à celui de BNP Paribas Cardif (premier assureur vie européen) ou de Spirica (groupe Crédit Agricole). Le bilan 2025 de Corum Life affiche des fonds propres de 45 millions d’euros pour un encours sous gestion d’environ 800 millions. À titre de comparaison, Cardif dépasse les 300 milliards d’encours vie. Cette asymétrie questionne la capacité d’absorption en cas de crise de liquidité ou de run sur le fonds en euros, même si le Fonds de Garantie des Assurances de Personnes (FGAP) couvre les contrats jusqu’à 70 000 euros par assuré et par assureur.
Sur les forums spécialisés, plusieurs contributeurs soulignent ce différentiel de solidité. Un membre du forum Les Investisseurs Heureux écrit : « Gagner 0,15 % par an ne me paraît pas suffisant pour prendre le risque supplémentaire que représente cet assureur par rapport à Cardif ou Spirica. J’estime que c’est le prix de la sécurité. » Un autre rétorque qu’avec une allocation 90 % unités de compte (ETF et SCPI, actifs distincts du bilan de l’assureur) et 10 % fonds en euros (plafonné contractuellement), l’exposition au risque propre de Corum Life reste marginale. L’essentiel du capital repose sur des actifs sous-jacents (actions via ETF, immeubles via SCPI) dont la valorisation ne dépend pas de la santé financière de l’assureur.
Positionnement dans le palmarès 2026 des assurances vie
Finance Héros, référence des classements annuels, distingue dix contrats sur les deux cents analysés. En gestion libre, Linxea Spirit 2 conserve la première place (700 unités de compte, fonds en euros à 3,26 % en 2025, frais à 0,50 %), suivi de Lucya Cardif (2 300 unités de compte dont 1 000 actions en direct) et Louve Infinity. Altaprofits Vie et Lucya CNP complètent le podium.
Louve Infinity capte l’épargnant qui accepte un catalogue restreint en échange du coût de portage le plus bas du marché. Sur un capital de 200 000 euros investi vingt ans, l’écart de frais cumulés entre 0,35 % et 0,50 % dépasse 24 000 euros. Ce différentiel finance, sur la durée, un versement supplémentaire ou une rente viagère plus élevée à la liquidation. Reste que la solidité bilancielle de l’assureur, critère non chiffrable mais décisif en phase de tension de marché, justifie pour une partie des épargnants le maintien chez Cardif ou Spirica malgré des frais supérieurs de 43 % (0,50 % versus 0,35 %).
L’offre à 0,35 % court jusqu’au 14 février 2026, date de réception d’un dossier complet et des fonds. Passé ce délai, les frais remontent à 0,39 %, toujours inférieurs aux 0,50 % standard mais avec un avantage relatif réduit.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
